Supprimer l’échec scolaire pour lutter contre le chomage

par Michel Godet

lundi 21 avril 2008

Rien n’est plus choquant et révoltant que d’avoir entre 20 % et 25 % des jeunes au chômage dans une société vieillissante et paradoxalement inquiète du manque de bras et de cerveaux. Dans le même temps, les entreprises de l’artisanat, des BTP et de l’hôtellerie se déclarent prêtes à embaucher et à former des dizaines de milliers de jeunes qu’elles désespèrent de trouver. Avant de chercher à comprendre ce qui se cache derrière le chômage des jeunes, il faut relativiser sa signification.

Un bref calcul montre que sur 100 jeunes en âge de travailler dans la tranche des 16-25 ans, seuls 37 % sont actifs, dont moins du quart au chômage : les autres étudient. Autrement dit, sur 100 jeunes de 16 à 25 ans dans la rue, moins de 9 d’entre eux sont effectivement au chômage. Ce chiffre paraît comparable à celui de l’Allemagne, où 7 jeunes sur 100 sont à la recherche d’un emploi.Mais cette similitude ne doit pas faire oublier la profonde différence entre les deux pays : le taux d’activité des jeunes Allemands est de près de 50 % et le taux de chômage parmi eux de seulement 14 %, et donc bien plus faible que le nôtre.

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