Prospective et démocratie participative

Par Marc Mousli, chercheur associé au LIPSOR

vendredi 27 août 2004

Prospective et démocratie participative

Ce que l’on nomme habituellement « démocratie participative » ou « démocratie délibérative » pose de nombreux problèmes, et l’on constate en parcourant la littérature que les opinions sont tranchées : on ne peut pas évoquer ce sujet sans que soit soulevée la question de la légitimité et de l’efficacité. La place donnée, notamment dans les médias, à la « société civile », permet de constater que les O.N.G., les Conseils consultatifs, les associations ayant une certaine visibilité, sont aujourd’hui clairement des enjeux de pouvoir, même s’ils doivent, pour faire déboucher leurs propositions, les faire porter par des élus issus du système représentatif. Il n’est donc pas surprenant que les luttes d’influence, y compris avec coups bas et règlements de comptes, n’y soient pas rares.

Concrètement, il est fréquent que la prospective territoriale soit utilisée pour associer les citoyens aux choix publics. Certains auteurs vont même jusqu’à la réduire à un exercice de démocratie participative d’où ils évacuent toute intervention d’experts et toute prise en compte méthodique des futurs possibles.

Sans tomber dans cet excès, qui ôte à l’approche prospective une grande partie de son intérêt, il est utile pour les prospectivistes de réfléchir sur des formes de participation des citoyens qui, même si elles ont probablement connu leur apogée au début des années 2000 avec l’omniprésence des O.N.G. et le retentissement des Forums sociaux mondiaux de Porto Alegre et de Mumbai, continueront à jouer un rôle important dans le pilotage politique des territoires.

Lire l’intégralité de l’article de Marc Mousli du Lipsor dans le document PDF ci-joint

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