La pauvreté monétaire en question ou la pauvreté de la mesure de la pauvreté

par Michel Godet

mardi 9 janvier 2007

Comment ne pas être scandalisé par le million d’enfants « pauvres » que compterait la France de ce début du XXIe siècle alors que la richesse produite par habitant a doublé depuis1975 ?

Faut-il voir dans cette pauvreté la preuve des injustices et des inégalités croissantes
d’une société marchande qui profiterait d’abord aux riches et produirait de plus en plus de laissés pour compte et d’exclus ?
Cette question, abondamment reprise par les média, renvoie à un concept de pauvreté monétaire relative, qui serait moins trompeur si on l’avait appelé par son vrai nom d’indicateur d’inégalité de la répartition (nombre d’individus qui vivent avec un revenu inférieur à la moitié du revenu médian).

Dans un pays donné, à chaque fois que le revenu médian s’élève, le nombre de « pauvres » peut augmenter mécaniquement si l’enrichissement profite moins aux ménages modestes qu’aux plus aisés.
C’est ainsi que les périodes de forte croissance économique et de recul du chômage peuvent s’accompagner d’une montée de la pauvreté relative (les plus riches s’enrichissant plus que les autres) ; inversement en période de récession et de reculs boursiers, les nantis sont les plus affectés par la baisse des revenus,alors que les plus démunis ne voient pas les revenus de transferts et les minima sociaux diminuer.

Lire l’intégralité de l’article de Michel Godet dans le document pdf joint.

Documents joints