Ecarts entre les riches et les pauvres

Comment l’éthique économique peut être encouragée pour aider à réduire l’écart entre les riches et les pauvres ?

samedi 7 mars 2015

Selon une récente étude de l’ONG Oxfam, si les tendances actuelles se poursuivent l’an prochain, le patrimoine cumulé des 1% les plus riches du monde dépassera celui des autres 99% de la population ».

Autrement dit, les 80 plus grosses fortunes du monde possèderont plus de patrimoine que les 3.5 milliards d’autres individus réunis.

Les disparités économiques sont considérées comme un des risques globaux les plus importants des prochaines décennies selon le Forum Économique Mondial.

Le taux de chômage au niveau mondial fait également partie des inquiétudes actuelles. En effet, le nombre de personnes sans-emploi est estimé à 202 millions de personnes.

Dans le cas où la tendance de ces dernières années se poursuivrait, l’Organisation Mondiale du Travail (OIT) prévoit que ce nombre passera à 215 millions en 2018. De plus, près de 48% des travailleurs disposent d’un statut instable voire précaire (CDD, intérim etc.).

Afin de réduire l’augmentation du taux de chômage, l’ensemble des institutions, publiques comme privées, doit adopter des mesures pour faire correspondre les besoins en qualification du capital humain avec les attentes du marché du travail car de nombreux secteurs manquent de travailleurs avec des connaissances suffisantes.

Le monde a besoin d’une stratégie de collaboration entre les riches et les plus pauvres à long terme. Celle-ci doit se baser sur la force de la libéralisation économique (libre-échange) et les règles d’éthique globale, global ethics .

Cette stratégie permettrait d’encourager les initiatives comme celle de Bill Gates qui consistait à partager la moitié de la fortune de plusieurs milliardaires avec des pauvres par charité.

Les économies de global ethics exigent un commerce équitable amélioré, une plus grande liberté économique, une situation équitable qui est garantie par un système juridique honnête, avec l’adhésion à l’État de droit et par les gouvernements qui fournissent une stabilité politique à leurs citoyens. Également la chance de participer aux décisions de développement locales, une corruption réduite, des droits de propriété assurés, et un climat d’investissements sain.

Le challenge de la réduction des inégalités sera accompli quand la lutte contre les abus sur les marchés économiques et la corruption aura pris de l’ampleur et lorsque les inégalités se réduiront sur 8 à 10 années consécutives.

Retrouvez la liste exhaustive des scénarios possibles pour réduire l’écart entre les riches et les pauvres dans le rapport State of the Future 2013/2014

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